La prise en charge des patients âgés et des jeunes patients

Pour les patients jeunes et les plus âgés, les situations médicales, biologiques et psychosociales nécessitent une approche médicale spécifique.

La prise en charge en oncopédiatrie

Les patients  jeunes et adolescents bénéficient d'une prise en charge en oncopédiatrie adaptée aux fragilités médicales et psychologiques associées à leur âge. Selon les situations, des thérapeutiques spécifiques peuvent leur être proposées, notamment en hématologie ou en radiothérapie. La coordination du parcours oncopédiatrie s'effectue avec l'IUCT Purpan.

 

La prise en charge en oncogériatrie

Elle tient compte du capital santé du patient (éventuelle polypathologie), de son autonomie et de sa situation familiale. A partir de ces paramètres, les oncogériatres définissent un programme de soins qui concilie efficacité et préservation de la qualité de vie (prévention des ré-hospitalisations…). Le parcours du patient est coordonné avec l'IUCT Purpan.

La fréquence des cancers augmente avec l'âge. Or en 2025, près de 11 % de la population aura plus de 75 ans. La prise en charge de ces personnes n'avait guère évolué jusqu'en 2006 : peu de référentiels, rares inclusions dans les essais cliniques, traitement partiel par crainte de potentielles fragilités… Les traitements que les médecins savaient curatifs à un âge jeune étaient difficilement proposés dans leur totalité à partir de 70 ans. Ce qui pouvait se solder par un sous-dosage médicamenteux pour certains ou un surdosage pour d'autres.

Aujourd'hui,  une nouvelle approche, l'oncogériatrie qui associe les oncologues et les gériatres, se développe en France. La dynamique de recherche dans ce domaine est essentiellement portée par la France qui a su révolutionner l'approche médicale de cette prise en charge. Les deux disciplines travaillent de concert depuis environ 10 ans pour promouvoir de nouveaux concepts de prise en charge de la personne âgée. Les résultats de leur recherche permettent de démontrer qu'à partir de 70 ans, l'âge ne peut être considéré comme le seul facteur de décisions thérapeutiques. « C'est l'état de santé de la personne dans sa globalité physique, psychologique et sociale qui prime » ajoute le docteur Loïc Mourey, oncologue à l'Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole. Leurs essais cliniques ont mis en évidence que certains malades pouvaient suivre les protocoles standards avec la même efficacité que celle obtenue chez les plus jeunes. Pour déceler les fragilités susceptibles d'être aggravées par un des traitements, ils ont créé un test le G8*, reconnu internationalement. Les risques à prendre en compte pour les personnes plus fragiles sont : la perte d'autonomie, la non observance thérapeutique, la dénutrition, l'association avec d'autres pathologies. Ces risques sont majorés avec l'âge.

* G8 : un outil d'évaluation de l'état général et de dépistage de la fragilité pour les patients âgés ayant un cancer. Il permet  de détecter de manière rapide et sûre lors d'une consultation si une évaluation gériatrique plus approfondie du patient est nécessaire avant la mise en place d'un traitement.