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Une chirurgie dès la première rechute


Cancers de l’ovaire

Une chirurgie dès la première rechute

Un nouveau référentiel de pratiques pour des cancers de l’ovaire a été présenté au congrès de l’ASCO* de Chicago (Etats-Unis). Il permet de repousser la survenue de rechutes. L’Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole IUCT O) s’inscrit comme un des principaux acteurs de cette étude européenne.


4500 cas de cancers de l’ovaire sont diagnostiqués chaque année en France. C’est un cancer gynécologique rare pour lequel la prise en charge est longue et complexe.

Lors du congrès international ASCO à Chicago (juin 2017) ont été présentés les résultats d’une étude sur leur prise en charge. Une étude baptisée AGO DESKTOP III/ENGOT qui révolutionne les pratiques.

La prise en charge de cette pathologie est complexe et nécessite le recours à des centres experts. A un stade avancé, le cancer de l’ovaire s’étend au péritoine, membrane qui tapisse l'abdomen, le pelvis et les viscères. Les récidives au niveau du péritoine sont nombreuses et s’installent dans la durée. « C’est une véritable maladie cancéreuse chronique », affirme le docteur Gwenaël Ferron, chirurgien et chercheur. La stratégie thérapeutique a un impact majeur ; elle retarde le plus possible la récidive.

Une question divisait les pratiques : au moment de la première récidive, faut-il opérer ? « Jusqu’à présent, le référentiel répondait par la négative. Et nous proposions essentiellement une chimiothérapie pour traiter la rechute », explique le docteur Gwenaël Ferron. L’étude que nous avons menée avec 400 patientes sélectionnées a montré qu’il était plus efficace de pratiquer une chirurgie dès la première rechute. La durée de rémission entre la 1ere et la 2e  récidive est de 2 ans en moyenne au lieu d’un an avec le protocole précédent. « Chez les patientes fatiguées, ne pouvant avoir accès à cette prise en charge chirurgicale immédiate, nous évaluons actuellement dans une autre étude la place de la chirurgie de clôture associée à une chimiothérapie hyperthermie (le médicament est alors placé directement au contact des lésions dans la cavité abdominale) » conclut Gwenaël Ferron.

L’étude AGO DESKTOP III va être complétée par une évaluation de suivi sur la qualité de vie avec ce nouveau référentiel de pratiques.

L’IUCT O prend en charge 160 patientes annuellement pour cette pathologie.

 

*American society of clinical oncology