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Cancer de la tete et du cou
Cancer de la tête et du cou - Recherche clinique : une avancée majeure à laquelle contribue l'Oncopole
Cette étude internationale de phase 3 a inclus 680 patients opérés, répartis aléatoirement en deux groupes : l’un recevait le traitement standard (radiothérapie + chimiothérapie), l’autre recevait en plus l'immunothérapie pendant et après ce traitement. Le critère principal était la survie sans récidive, c’est-à-dire le temps sans rechute du cancer ni décès.
Les résultats montrent que l’ajout de l'immunothérapie réduit significativement le risque de rechute. Trois ans après le traitement, environ 63 % des patients l'ayant reçu n’avaient pas rechuté, contre 52 % dans le groupe standard. Le bénéfice est surtout lié à une diminution des récidives locales et régionales. Cet effet est observé quel que soit le statut PD-L1, un marqueur biologique souvent utilisé en immunothérapie. En contrepartie, les effets indésirables sévères que peuvent induire l'immunothérapie sont un peu plus fréquents, mais n'entrainent pas d'augmentation du nombre de décès liés au traitement.
Les chercheurs concluent que cette nouvelle combinaison thérapeutique pourrait faire évoluer le traitement standard de référence, améliorant les chances de contrôle de la maladie après chirurgie chez les patients à haut risque de rechute atteints d'un cancer épidermoïdes de la tête et du cou.
En savoir plus sur ces cancers :
Les cancers épidermoïdes de la tête et du cou (aussi appelés carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures) sont des tumeurs qui naissent dans les muqueuses de la bouche, du pharynx ou du larynx, représentant la grande majorité des cancers de cette région (≈ 90 %) et environ 15 000 nouveaux cas par an en France, soit une des formes les plus fréquentes de cancer ORL dans le pays. Touchant majoritairement les hommes, les facteurs de risques de ces cancers sont essentiellement le tabac et l'alcool (responsables de la majorité des cas) ainsi qu'une infection par le virus HPV. La prise en charge repose sur des stratégies combinant chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, immunothérapie selon le stade et la localisation, et l’objectif thérapeutique est à la fois de contrôler la tumeur et d’améliorer la qualité de vie des patients.
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